Edwige COL, artiste peintre contemporaine, ne peint pas un visage dans cette œuvre : elle invoque une présence. Floue, maquillée, presque spectrale, la figure surgit au centre comme une entité théâtrale ni humaine, ni divine, mais vibratoire. Elle ne s’adresse pas au regard, elle le traverse.
Autour d’elle, les formes s’agitent : nuées noires, éclats rouges, volutes blanches. Ce n’est pas un fond, c’est un champ de forces. Chaque geste pictural semble impulsé par une émotion brute, une mémoire indicible. L’abstraction ici n’est pas décorative, elle est rituelle.
Dans la partie inférieure, la composition bascule. Les couleurs s’ouvrent, s’élèvent, s’embrasent. Orange, bleu, jaune : une médecine chromatique qui pulse. Le mot “love”, inscrit en cursive, n’adoucit pas l’ensemble, il l’ancre. Il agit comme un sceau, une incantation, un rappel.
Ce tableau n’est pas une image. C’est une oscillation, une fréquence émotionnelle. Une onde qui traverse le corps avant de toucher l’œil. Edwige COL ne propose pas une œuvre à contempler, mais une expérience à recevoir. Une activation intérieure.


